Desperate Housewives: Conservatrice et sexiste PARTIE 2/2

Serie

2. Le patriarcat contre la féminité

Après avoir vu une évolution dans la carrière, dans les relations de pouvoir avec les hommes qui tendent à mettre nos héroïnes en valeurs, il n’est pas absurde de regarder de plus près la manière dont est construit la masculinité.
Les personnages principaux sont des femmes, les histoires s’articulent autour des femmes, cependant dans le premier et le dernier épisode, tous les hommes semblent répondre à une masculinité hégémonique : Beau, grand, fort, charismatique, avec du caractère, ambitieux, qui aime le sexe et qui est hétéro.

Conquete de Susan

Mari de Bree

mari de Gaby

Mari de Lynette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même si au court de la série nous avons un couple homosexuel, le dernier épisode ne rassemble que des hétérosexuels, d’ailleurs un des personnages féminins qui revient d’un voyage à Paris dit « Les femmes ce n’est pas pour moi ». Cette hétéronormativité accentue d’autant plus une masculinité normative avec une identité collective récurrente comme vu précédemment.
Prenons l’exemple de Tom et de Lynette.

Dans l’épisode 1, Tom est un homme accompli qui travaille et Lynette est une femme au foyer comme les autres. Tom représente une masculinité dominatrice, ses pulsions sexuelles nécessitent d’être assouvie par sa femme qu’importe si elle le désire ou non. Le passage normalise la soumission de Lynette qui accepte à contre coeur l’acte conjugale. Cependant elle met en place un compromis, en le prévenant qu’elle ne ferait que l’étoile de mer. Sous-entendant qu’elle n’en a pas vraiment envie mais le faire pour lui assouvir son besoin essentiel/naturel.

Plus tard dans la série, Lynette retourner au travail et mais toutes les décisions professionnelles qu’elle va prendre dépendent de son mari. Afin de le satisfaire elle fini par mettre sa profession de côté. Dans le dernier épisode, elle réussi à reprendre son travail pourtant c’est toujours Tom finit par prendre les décisions majeures concernant sa carrière. Il fait du chantage affectif avant de l’autoriser à prendre un poste de responsabilité à New York.
La « Femme objet » et la masculinité normative à la limite du machisme se retrouve également dans le couple de Gabrielle et Carlos. Au premier épisode elle refuse d’accompagner son homme lors d’une réunion car le patron de Carlos lui touche les fesses, mais celui-ci donne des arguments qui rappel ce chantage affectif comme l’autre couple : Elle doit venir car c’est grâce à cet homme que Carlos est riche, et qu’il peut lui acheter des choses « Avec les millions qu’il me donne il a le droit de toucher tes fesses ».
Un autre personnage traduit la dépendance des hommes dans cette série, visible dans le dernier épisode, il s’agit de Renée. Elle représente la femme « croqueuse d’homme » qui collectionne les histoires d’un soir. Or, Ben son futur époux est à ses yeux la raison pour laquelle elle veut changer de vie et cesser les conquêtes. Cette femme va donc être prête à changer pour « acquérir » l’homme parfait, celui qui semble plaire à toutes les femmes du quartier, celui qui n’aurait pas de défauts.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s