Desperate Housewives: Conservatrice et sexiste PARTIE 1/2

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  1. Le Backlash d’une vision progessiste
Toutes les femmes de la série sont belles, apprêtées et nous savons  dès le début qu’elles font partie d’une classe sociale aisée grâce aux maisons type des quartiers bourgeois américains. Cependant, la critique est directe envers la femme, rien que dans le titre « Desperate Housewives » : Femmes au foyer désespérées, un adjectif dévalorisant comme pour annoncer dès le début qu’il ne faut pas se fier aux apparences : Belle et riche ne veut pas dire heureuse. C’est lié à l’idée au suicide qui annonce le commencement de la série.
Aux premières secondes de l’épisode 1 est créer un schéma « typique » de la femme au foyer, comme si elle devait avoir une routine parfaite pour combler sa vie : Marie Alice commence par sortir de chez elle et s’occuper des fleurs, de servir le repas à sa famille, faire la lessive etc. C’est une vision patriarcale de la vie familiale. L’autre caractéristique des femmes: le commérage. La voisine rousse de Marie Alice qui se rend chez elle après le coup de feu, cherche directement un prétexte pour aller voir ce qu’il se passe. Dans le dernier épisode, la boucle se ferme sur cette idée de commérage lorsque Bree, Lynette et Gabrielle se promettent de continuer à se retrouver pour « jouer au poker », ce qui signifie dans la série « raconter les dernières nouvelles du quartier ». 

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Cet effet de retour en arrière, de « fausse avancée » a été étudié par une journaliste américaine dans une article appelé « Backlash : la guerre froide contre les femmes ». Cette auteur, Susan Faludi qui a prêté attention aux « gender studies », explique qu’après toutes les reconnaissances qu’ont souhaité les femmes depuis des années pour l’égalité des genres, elles se retrouvent à reculer car « vouloir la liberté est dangereux » en donnant par exemple, l’antiféminisme comme conséquence. L’auteur va parler de plusieurs études qui montrent que  la femme active ayant un haut poste vis-à-vis de l’homme est plus susceptible de se retrouver célibataire sans famille que si elle était femme au foyer. Dans Desperate Housewive, ce phénomène est fortement visible avec Gaby et Carlos qui « échangent » leur rôle à cause du poste haut placé de Gaby : Elle devient la femme qui entretient son mari et Carlos va regarder la nouvelle jardinière, et trouve plus d’intérêt chez sa femme accomplie. Le travail de Gaby est alors vu comme un fardeau plutot qu’une réussite.
C’est un groupe social qui a ses normes,  les femmes parlent de la taille d’une d’elles « Elle fait une taille 40 », comme s’il s’agissait de quelque chose d’hors norme. Dans le dernier épisode, Paris est décrite comme une ville où « les femmes ont des poils, les hommes des sacs à main ». En plus d’être un cliché, on sous-entend que les hommes « doivent » avoir des poils et les femmes des « sacs à main » puisque l’inverse est risible et absurde. Il y aurait un code vestimentaire permettant de reconnaître les hommes et les femmes, ce qui est plus conservateur que libérateur.
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